PROGRAMME DE REVISIONS DU CAPES DE LETTRES

Le journal de bord du candidat au capes de Lettres modernes
 
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 2005

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Lisette
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MessageSujet: 2005   Mer 23 Avr - 20:55

L’EXPLICATION DE TEXTE ET L’ENTRETIEN

Rapport présenté par Gérard PEYRI et Colette CHOUSSAT

A - CINQ COMPÉTENCES IMPORTANTES

Au chapitre des satisfactions figurent les deux points suivants :

· Point 1 - Adaptation au cadre du concours :
On le voit, le jury constate dans l’ensemble que les candidats sont bien informés des conditions de déroulement du concours. Elles leur sont rappelées la veille de leur première épreuve, lors de la présentation qui leur est faite des conditions du déroulement de l’oral. Nous les renvoyons au rapport de l’an dernier2, pour ce qui concerne le déroulement de l’épreuve 3 et les étapes de l’exercice de l’explication de texte4. On ajoutera quelques conseils concernant le comportement : il faut veiller à la bonne tenue du discours (Clarté, absence de familiarité5, surveillance de l’expression orale, dont il ne faut pas hésiter à corriger les erreurs6), apprendre à cultiver un mode de présence personnel, prendre face aux textes (et au jury) une posture différente de celle d’un étudiant (Dramatisation du propos, conviction, dynamisme, présence sont attendus).

· Point 2 – Gestion du temps:
Le jury considère que les candidats maîtrisent assez bien ou bien la gestion du temps, ce qui place d’emblée dans une mauvaise situation les rares candidats qui ne le font pas et ne terminent pas leur explication dans les trente minutes qui leur sont accordées. Toutefois, dans l’explication du texte que le candidat choisit entre les deux textes qui, rappelons-le, figurent sur le billet tiré au sort, il doit ( en supposant que tout le texte soit également intéressant, ce qui est probable dans la délimitation proposée) veiller à ne pas passer trop de temps sur le début du texte au risque de devoir parcourir très vite sa fin, ce qui s’est parfois produit cette année. Il faut expliquer la totalité du texte.

Au chapitre des insuffisances, on note les trois points suivants :

· Point 3 – La lecture du texte à haute voix :
Elle est un point noir de l’épreuve, soit que l’on écorche les mots (Il vaut mieux lire lentement plutôt que d’estropier le texte), soit que l’on modifie le texte 7 ou, plus grave, que l’on ne fasse pas apparaître le sens de la phrase à cause d’une lecture qui n’en montre pas la syntaxe8 ou les effets.
Dans les textes en vers : théâtre classique ou poésie, le jury n’a presque jamais entendu de lectures maîtrisant la prosodie10, mettant bien en place les enjambements etc. On conçoit que l’importance de la lecture soit grande aussi quand il s’agit de textes où les phrases sont longues ou de textes dont la syntaxe parfois complexe est essentielle au sens, comme beaucoup de textes des XVI es. , XVII es. , XVIII e s.
Le jury ne saurait trop recommander de s’entraîner à la lecture à haute voix et même de faire du théâtre. Un texte bien lu sera mieux compris des élèves.

· Point 4 - Perception des difficultés lexicales d’un texte :
Les candidats ne prennent pas assez de précautions. Ils ne relèvent pas le sens de certains mots, alors que celui-ci a changé ou qu’il ne correspond pas à l’emploi le plus fréquent du mot ou qu’il s’agit d’un mot essentiel du texte.

· Point 5 - Connaissance personnelle des œuvres :
Elle est chez certains candidats d’une insuffisance inadmissible, voire scandaleuse12. Certes les passages proposés se situent le plus souvent soit au début soit à la fin des œuvres, endroits stratégiques, dans le roman par exemple, où l’on peut utiliser des outils connus tels que l’étude de l’incipit ou celle de la dernière page ; certes des éditions proposent souvent - ce n’est pas le cas de toutes - des notes, et il est vivement recommandé de prendre connaissance rapidement des pages qui précèdent ou des lignes 13, mais on conçoit aisément combien manquera la connaissance personnelle des œuvres, qui permettrait au moins de situer les passages14 et surtout de parler des œuvres en connaissance de cause. Le jury, inquiet de la situation constatée, recommande expressément de lire les textes fondamentaux en entier et de les connaître « de première main ».

Nous prendrons maintenant des exemples d’explications entendues.

B - EXEMPLES ET CONTRE EXEMPLES

Nous prendrons maintenant deux bons exemples d’explications de cette session et deux contre-exemples:

· Exemple 1 : Montaigne, Les Essais, II, XII, Apologie de Raimond Sebond, de « Qu ‘on loge un philosophe…» à « qui est une évidente imposture de la vue. » :

Le projet de lecture consiste à montrer comment Montaigne donne un caractère implacable à une démonstration visant à montrer les dangers de l’imagination et la vanité de la raison.
Dans la présentation du mouvement du texte, le candidat précise que Montaigne procède par des modifications successives de la situation de départ puis donne des exemples personnels. Au cours de l’explication, qui parfois se projette en avant dans le texte pour en montrer le mouvement, le candidat s’interroge sur les raisons du choix du philosophe, identifie d’emblée l’expérience dont il est question : le vertige, relève au passage le sens de « et si »(=et pourtant ou et avec cela), l’emploi et la valeur du conditionnel « saurait », la structure binaire de telle phrase, le passage à « nous » ( « Montaigne parle cette fois du commun des mortels »), observe à la fin l’usage de la citation (« argument d’autorité ») et évoque Pascal dans la conclusion.
Donc une lecture attentive du texte, qui prend en compte sa composition, sa progression, précise sa thématique, observe la rhétorique utilisée, éclaircit la langue et témoigne d’une connaissance suffisante de l’auteur. Il a manqué à l’explication le repérage du subjonctif : « Qu’on loge un philosophe… », un possible rapprochement, dans le choix de la situation du philosophe, avec le registre de l’humour que pratique Rabelais.
Lors de l’entretien le candidat trouve la notion d’« irrévérence » et à une question sur la raison de la présence (selon le choix de l’éditeur) de deux traits obliques une fois, d’un trait oblique une autre fois, il hésite un peu mais parle ensuite des strates du texte et manifeste sa connaissance des trois éditions des Essais, est tout près même de parler de l’exemplaire de Bordeaux. ( Note attribuée : 15 )
· Contre-exemple 1 : A l’inverse dans un texte comparable, ( Pascal, Pensées, fragment 82, de « Ne diriez-vous pas que ce magistrat » à « [principes] que l’imagination des hommes a témérairement introduits en chaque lieu. »),
on n’a ni repéré qu’il est question du vertige, ni vu le sens du mot « magistrat » (alors que l’on a plus haut « se gouverne »), ni étudié la variété des attaques de phrases ou de paragraphes ( « Ne diriez-vous pas », « Voyez le entrer », « Le plus grand philosophe du monde » où l’anacoluthe n’a pas été vue, « Je ne veux pas… », « Qui ne sait… »), ce qui conduit à une lecture aveugle du texte.( Note attribuée : 4 )

· Exemple 2 : Il s’agit d’un passage de L’Assommoir de Zola (Chapitre II, de « Et elle se leva » à « la boisson me fait froid ») : le projet de lecture est de montrer le glissement vers l’irréel à travers des discours rapportés successifs.
Dans la phrase : « L’alambic, avec ses récipients de forme étrange, ses enroulements sans fin de tuyaux, gardait une mine sombre […] » le candidat identifie le point de vue d’un narrateur se mêlant à celui de Gervaise dans une sorte d’effroi, puis plus loin, le texte est: « Lui, aurait voulu qu’on lui soudât le bout du serpentin entre les dents, pour sentir le vitriol encore chaud l’emplir, lui descendre jusqu’aux talons, toujours, toujours, comme un petit ruisseau. », passage identifié comme du discours indirect libre, il relève une phrase longue dont les membres sont juxtaposés, allant en s’accélérant avec le rétrécissement des « propositions » , et pour finir la « métaphore » ( la comparaison plutôt), éloignée de tout réalisme : « pareil à une source lente et entêtée, qui à la longue devait envahir la salle, se répandre sur les boulevards extérieurs, inonder le trou immense de Paris ». Enfin il observe, dans les lignes qui suivent le passage, la faiblesse de la résolution finale de Gervaise : « Il n’y a pas de crainte, je ne bois jamais, puis je vous aime trop… » face à la description puissante de l’alambic et à la force de la tentation.
Ici encore on a une analyse juste qui repère les procédés principaux, dégage le sens du passage, observe l’écart avec le dernier des trois caractères de l’esthétique naturaliste, l’impersonnalité (Cf. Zola : « Gustave Flaubert » dans Le Messager de l’Europe, 1875 ). ( Note attribuée : 17 )

· Contre exemple 2 : Le passage sur le suicide de Kyo dans La Condition humaine (Sixième partie, depuis « Allongé sur le dos » jusqu’à « comme s’ils eussent été déjà des morts »)
ne saurait être expliqué sans que l’on observe de très près la question du point de vue : la focalisation interne : « Il s’imagina » ( avec le sens de se figurer, se voir), le discours indirect libre (« Dès qu’on viendrait chercher le premier des leurs, il se tuerait en pleine conscience » et Il ne reverrait pas May » qui représentent les pensées de Kyo et ne sont pas des faits rapportés au conditionnel temporel, les phrases au discours direct (« Il faut maintenant qu’elle m’oublie »), autant d’éléments qui donnent une écriture au caractère manifestement très élaboré. (Note attribuée à un candidat dans l’explication duquel cela manquait : 7 )

Toute l’échelle de notation est utilisée, de 1 à 20; si la moyenne est de 8,26 pour l’ensemble des candidats et de 10,80 pour les admis, le jury n’a pas hésité à mettre plusieurs fois la note 20, à des explications sur des textes d’auteurs aussi différents que : Stendhal (Le Rouge et le Noir), La Fontaine ( « Le Cheval et le Loup »), Diderot ( Lettres à Sophie Volland ), Voltaire ( Candide), Ronsard (Les Amours), Corneille (L’Illusion comique), Heredia ( « Soir de bataille », Laforgue (Complaintes), mais pour des explications qui se sont toutes signalées par les qualités suivantes : clarté, simplicité, précision et souci du détail, finesse, sensibilité, connaissances et culture.

Voici maintenant quelques conseils.

C - POINTS SUR LESQUELS NOUS ATTIRONS L’ATTENTION DES CANDIDATS

· Le danger du « placage » :
Celui-ci consiste à vouloir retrouver à tout prix dans un extrait ce que l’on sait de l’auteur en général, par exemple l’ironie de Flaubert dans l’ensemble de la dernière page de Madame Bovary (de « Le lendemain, Charles alla s’asseoir » à « vient de recevoir la croix d’honneur ») alors que le sarcasme n’est que dans sa deuxième moitié lorsque Flaubert rapporte le triomphe d’Homais tandis que la première moitié montre l’émotion de Charles qui retrouve les sensations de sa jeunesse.
Autre exemple : On a voulu, à tort, étudiant un passage de Lorenzaccio ( acte IV, scène 9), faire entrer la question de la dualité15 du personnage dans une scène qui est la répétition, la préparation du meurtre et où il s’agit pour Lorenzo de se donner du courage. Lors de l’entretien on demande au candidat ce qui l’emporte ici. Il tranche, heureusement et rectifie.
Ou encore, Rousseau et Montaigne ayant reçu l’étiquette d’ « autobiographes », on veut montrer comment tel extrait de leur œuvre relève de cette écriture autobiographique : le texte est réduit à illustrer un cliché sur un auteur.
Si l’on a affaire à une scène de première rencontre, on peut se souvenir certes de l’ouvrage de Jean-Pierre Richard 16, mais il faut étudier comment la scène racontée se démarque du schéma général : par exemple dans Le Rivage des Syrtes 17de Gracq, le personnage féminin de Vanessa est seulement vu de dos avant qu’il ne se retourne mais cela uniquement à la fin du long paragraphe qui raconte la scène.

La problématique choisie doit plutôt s’inspirer de la spécificité du texte, de sa lecture attentive que d’un savoir préalable sur l’auteur.

· L’étude du récit :
La valeur de certains temps :
L’imparfait de l’indicatif : Il faudrait y voir autre chose qu’un temps qui montre seulement la durée d’un procès ( du reste le procès n’est pas nécessairement long, mais perçu comme tel) et par exemple préciser sa valeur dans le récit (faits d’arrière plan : commentaires, explications, description.)18
Le passé simple : Il faudrait ne pas le considérer seulement comme un temps qui marque la brièveté du procès ( ce qui peut être faux 19 ), mais par exemple comme ce qui sert à noter un événement de premier plan20.
La question du point de vue: Il ne faut pas confondre ce passage du Rouge et le Noir : « [Julien] avait les larmes aux yeux, moins à cause de la douleur physique que pour la perte de son livre qu’il adorait. » où Stendhal, en romancier omniscient, nous dit ce que pense Julien, avec ce passage de La Chartreuse Parme : « [Fabrice] vit le plus gros des généraux qui parlait à son voisin, général aussi, d’un air d’autorité et presque de réprimande ; il jurait. » où Stendhal se contente de décrire ce que voit Fabrice. 21.

· La lecture du texte de théâtre :
On doit donner la place qu’elle mérite à ce qui est la dimension proprement théâtrale, scénique, visuelle du genre, en songeant à tout ce qui relève du « spectacle », mais aussi ne pas laisser de côté l’étude d’éléments tels que la didascalie initiale quand elle est incluse dans la délimitation du passage, des didascalies en général quand elles sont nombreuses, et envisager certains d’endroits stratégiques tels que l’exposition et le dénouement dans leur fonction spécifique.
La nécessité d’une lecture au premier degré des textes :
Elle évite que l’on ne passe à côté du sens premier, littéral du texte et que l’on ne voie pas par exemple dans la scène I de Bérénice le dilemme d ‘Antiochus - Parler de son amour à Bérénice ou se taire - et sa résolution - Au moins prendre le risque de le faire, quitte à tout perdre -, et que l’on ne parle au lieu de cela du « souhait d’Antiochus de révéler à Bérénice son conflit tragique » (- Lequel ?), alors qu’il y a seulement un Antiochus timoré et un autre courageux.

· La poésie, La versification :
Le texte en vers :
Il ne faut pas négliger l’étude de la versification, le repérage des mètres utilisés, des phénomènes de prononciation (Diérèse, synérèse, élision et aussi liaisons qui font partie de la musique du vers 23) ; des jeux des sonorités : assonances, allitérations ; de la disposition des rimes ( notamment dans les poèmes hétérométriques), du rythme du vers, notamment de l’alexandrin, mais aussi du décasyllabe, de l’octosyllabe. Il s’est trouvé par exemple que l’on n’a pas identifié des vers dans le poème « La Voix »24 de Jaccottet parce que la majuscule ne figure pas au début de chaque ligne - alors que chaque ligne est un alexandrin.
Ne pas négliger non plus la musique qui naît du rythme ; comme dans le premier quatrain du poème de Pierre Marbeuf « Et l’amour et la mer… »25, entièrement placé sous le signe du rythme régulier 3/3//3/3.
Mais compte aussi l’étude de la strophe par exemple celle des stances du Cid26 ou la strophe de Ronsard dans « A la forêt de Gastine »27 .
Le poème en prose : celui-ci parfois même n’a même pas été identifié : on ne l’y a pas vu dans le début de L’Enfant de la haute mer de Supervielle, pas même dans « Les plaisirs de la porte » de Ponge. 28
La prose poétique : elle n’a parfois pas été repérée ni étudiée, par exemple chez Chateaubriand (Les Mémoires d’Outre-Tombe : « Les soirées d’automne étaient d’une autre nature… »29), ou Colette : Sido 30, prose où il est recommandé d’étudier le rythme des phrases notamment, la répartition des mots par groupes syllabiques symétriques ou dissymétriques, mais pas exclusivement. Il faut penser aussi à tous les jeux de sonorités.

Examinons pour finir les textes de cette session.

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Lisette
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MessageSujet: Re: 2005   Mer 23 Avr - 20:55

D – LES TEXTES PROPOSES LORS DE CETTE SESSION
Les auteurs, ou les textes, proposés :
Le jury en propose généralement un « canonique » sur les deux du billet, le second étant plus marginal. Il peut aussi mettre face à face un texte canonique d’un côté, un texte moderne ou un texte du XVI e s. de l’autre qu’on ne considère pas alors comme tels.

Nous appellerons canoniques les textes qui figurent dans les anthologies par exemple celle de Lagarde et Michard, qui toutefois propose par exemple à côté de poèmes tels que : « Mignonne, allons voir si la rose… », et de « Heureux qui comme Ulysse… », textes canoniques s’il en est, des poèmes tels que : « Il ne faut s’ébahir, disaient ces bons vieillards… » et « Et je pensais aussi ce que pensait Ulysse… », qui le sont moins.
Nous donnerons ici une idée de la liste des auteurs ( et de certaines œuvres) proposés lors de la session 2005, liste non exhaustive mais indicative, donnée par ordre alphabétique des auteurs

(Nous laisserons le candidat décider s’il s’agit d’auteurs canoniques ou non.) :

Baudelaire, Bossuet : Oraison funèbre de Henriette d’Angleterre, Camus, Chateaubriand : Mémoires d’Outre-Tombe, Chénier, Corbière : Les Amours jaunes, Corneille, D’Aubigné : Les Tragiques, Diderot : La Religieuse, Jacques le fataliste, Salons, Du Bellay, Duras, Flaubert, Fontenelle : Histoire des oracles, Giono, Gracq : Le Rivage des Syrtes, Heredia : Les Trophées, « Soir de bataille », Hugo : La légende des siècles, Les Misérables, Les Châtiments, Hernani, Huysmans, Ionesco : La Cantatrice chauve, Jarry, La Bruyère, Laclos ; La Fayette (Madame de), La Fontaine, Laforgue : Les Complaintes, Lamartine, Mallarmé, Maupassant, Mauriac : Thérèse Desqueyroux, Michaux, Molière : Les Femmes savantes, La Critique de L’Ecole des femmes, Dom Juan, George Dandin, Le Misanthrope, Montaigne, Montesquieu, Musset, Nerval : Aurélia, Ponge, Prévost (Abbé), Proust, Racine, Rimbaud, Ronsard, Rousseau : Les Confessions, Saint -John Perse, Saint-Simon : Les Mémoires, Sévigné (Madame de), Simon (Claude), Stendhal, Valéry, Verlaine, Voiture, Voltaire, Zola etc.

Nous préciserons, en prenant l’exemple de quelques passages, s’ajoutant à ceux déjà donnés, pris dans des œuvres de genres différents tirés lors de cette session ( Nous rappelons que le passage, qui est d’une longueur d’environ 30 lignes de prose, peut être plus court - Cas d’un sonnet - ou plus long - Cas d’une pièce de théâtre, où les répliques sont quelquefois très brèves - et que le jury cherche à donner des textes qui ont une cohérence interne : poèmes brefs, séquences narratives, débuts ou fins, scènes) :

Exemples de sujets :
· Roman :
Stendhal, Le Rouge et le Noir, Livre premier, Chapitre IV : « Un père et un fils » de « A peine Julien fut-il à terre » à « osa parler au maire au sujet des platanes. »
· Poésie :
Mallarmé : « Le Tombeau d’Edgar Poe » ; Rimbaud, « Rêvé pour l’hiver », dans Poésie ; « Barbare » dans Illuminations.
· Poème en prose : :
« Les plaisirs de la porte » dans Le Parti pris des choses ou « Icebergs » de Michaux : dans La Nuit remue.
· Prose poétique :
Supervielle : L’enfant de la haute mer, du début à … « ni même soupçonné son existence ».
· Prose :
Voltaire, Candide, Chapitre I, les paragraphes 5 à 7 ; Gautier : La Morte amoureuse , de «Quand je revins à moi….. » à « du château où j’avais retrouvé Clarimonde….. ».
· Théâtre en vers :
Corneille, Cinna, I, 1 vers 1 à 20.
· Théâtre en prose :
Becket : En attendant Godot de « VLADIMIR.- Ne perdons pas notre temps.. « à « Quelques -uns le demeurent. », Editions de Minuit, pages 111 à 113 ; Cocteau : La Machine infernale, Acte premier, de « Encore un escalier ! Je déteste les escaliers ! » à « Je suis votre reine, Tirésias, ne l’oubliez pas. »

On rappellera que les billets proposent deux textes de genres et de siècles différents

Le choix du sujet

La bonne stratégie dans le choix proposé par le billet consiste, si l’on n’est pas sûr d’avoir repéré les principales références du texte que l’on préfère au premier abord, à choisir l’autre texte. Par exemple, choisir le passage de La Chute qui évoque Amsterdam (De « Mais oui ! A écouter leurs pas lourds » à « où les hommes meurent fous et heureux. » Folio, pages17-18) sans avoir identifié la référence aux tableaux de Rembrandt : Les Syndics des drapiers, La Leçon d’anatomie, passage où Clamence use de clichés sur la Hollande ( Cf. page 44 : « En Hollande, tout le monde est spécialiste en peintures et en tulipes »), sans avoir une idée de la topographie de la ville (les canaux, l’omniprésence de la mer, évoquée par « autour des mers » et l’image des cygnes- cyclistes) ne peut que conduire à l’échec. Le choix de l’autre texte, le poème « Mors » des Contemplations était moins risqué.

En guise de conseils généraux, nous donnerons principalement les trois suivants

Avoir un bon comportement devant le texte, notamment se poser des questions sur le sens général et littéral du texte, interroger le contexte (surtout pour les extraits de romans, pièces de théâtre, nouvelles); réfléchir sur son écriture.
Bien connaître des ouvrages théoriques : manuels de grammaire, de versification etc.( Quelques exemples ont été donnés )
Surtout, lire et lire encore (le corpus des grands classiques de la littérature française, en se faisant par exemple un programme des œuvres non encore connues).

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MessageSujet: Re: 2005   Mer 23 Avr - 20:56

II. L’entretien
A - Modalités
Après l’exposé, le candidat est prié de se retirer quelques instants ; le jury fixe en son
absence une note correspondant à l’étude de texte qu’il vient d’entendre, ainsi que les points qui
seront abordés après la question de grammaire (voir rapport spécifique) lors de l’entretien auquel
seront consacrées les vingt à vingt cinq dernières minutes de l’épreuve. Chaque année, des
candidats, convaincus que seul l’exposé sera pris en compte, laissent passer leur chance d’exploiter
pleinement leurs acquis et de montrer leurs aptitudes à devenir enseignant. Au cours de la session
2005, deux candidats sur trois ont amené les examinateurs à majorer leur note de 1 à 8 points à
l’issue de l’entretien, qui doit donc être considéré comme partie intégrante (et souvent déterminante)
de l’étude de texte.
Cela s’applique à toutes les épreuves, mais – compte tenu de l’absence de préparation
spécifique – plus encore à l’entretien : la pharmacopée n’est d’aucun secours contre la tension, la
nervosité bien compréhensibles en la circonstance. Le jury s’efforce de vous mettre à l’aise, mais ne
peut rien pour ceux qui se présentent dans un état second et passent des larmes au rire ou restent
sans réaction. Il s’agit ici de choisir des enseignants : comment ne pas hésiter à mettre en face d’une
classe un tel candidat?
Alors que vous devez gérer au mieux le temps imparti à l’exposé, vous ne disposez pas de
l’entretien ; le déroulement de l’entretien incombe à vos examinateurs. Vous ne pouvez utiliser ce
temps pour achever votre exposé ou traiter un point que vous auriez oublié. Presque toujours, les trois
examinateurs, l’un après l’autre, vous posent quelques questions, vous demandent des précisions sur
vos analyses, vous appellent à réfléchir sur un élément du texte. Durant chacun de ces échanges, il
peut arriver exceptionnellement qu’un autre membre du jury soulève un point proche de celui abordé
afin de ne pas avoir à y revenir par la suite, mais l’entretien consiste pour l’essentiel en trois dialogues
successifs. Chaque examinateur proposera par la suite une note définitive, tenant compte des
éléments venus compléter ou corriger l’exposé. Vous n’avez pas fac e à vous un tribunal cherchant à
vous condamner, mais un jury qui espère trouver en vous les qualités souhaitées chez des collègues,
des successeurs, des enseignants en début de carrière. Aussi le désir exprimé par une candidate de
garder le silence n’a-t-il pas plus sa place ici que dans une classe.
Le concours évalue vos connaissances et votre savoir-faire, mais n’a pas pour objet de les
développer : n’attendez donc pas du jury d’explications ou de réponses à vos questions. Seuls les
éléments indispensables pour sortir d’une impasse vous seront fournis: contresens sur un mot, erreur
sur le contexte interdisant une approche exacte du texte.
B - Aptitudes recherchées
Beaucoup de candidats s’étonnent qu’aucune question ne porte à l’oral sur leurs motivations ;
il serait plus exact de dire qu’aucune question ne porte directement sur les motivations, car elles
transparaissent dans le désir de communiquer, la capacité d’écouter, d’exploiter une suggestion,
d’approfondir une observation, de préciser un jugement, voire de revenir sur une erreur qui sont
indissociables du projet d’enseigner. Bien que les attitudes déplacées soient rares, rappelons que les
examinateurs attendent des candidats une courtoisie égale à la leur. Se renfrogner, pousser des
soupirs exaspérés, douter de la pertinence des questions plutôt que de chercher à y répondre, sont
autant de comportements que le jury ne peut encourager.
Futur professeur de français, vous devez également maîtriser la langue que vous aspirez à
enseigner. Sans aller jusqu’à l’imparfait du subjonctif, évitez les « ouais », « OK », « zut », et autres
« punaise » qui sortent du registre attendu, comme les didascalies du style « c’est pas ma tasse de
thé », « Hop hop hop là je m’emmêle les pinceaux ». ou « Bonne question » qui vous sembleraient
également inacceptables de la part des examinateurs Essayez de vous exprimer de façon précise, en
terminant vos phrases. Tenez compte de votre auditoire, ne l’obligez pas à tendre l’oreille pour
percevoir un vague murmure ; regardez les personnes à qui vous vous adressez ; entrez dans le rôle
d’enseignant que vous aurez à jouer dans peu de temps ; communiquez votre intérêt pour la
littérature.
Vos notes ont été utiles pour l’exposé, mais par définition elles ne contiennent pas les
éléments de réponse aux points soulevés lors de cette dernière partie. Ne vous servez plus de vos
papiers. L’aisance, la rapidité avec laquelle vous retrouvez parmi vos connaissances les références
ou des instruments d’analyse propres à éclairer le texte, sont des atouts précieux ; mieux vaut ne pas
avoir besoin d’une longue réflexion pour identifier une métaphore par exemple !
Même si vous avez mentionné un point lors de l’exposé. Il se peut que vous ayez été trop
allusif, que l’on vous ait mal entendu. ou que vous ayez purement et simplement omis une partie de
votre analyse Dans tous les cas, « je l’ai déjà dit » est insuffisant. Acceptez de bonne grâce de
reprendre vos observations, de les expliciter au besoin. Enfin, tenez compte des points de vue qui
vous sont proposés ; lorsque vous avez conscience d’avoir commis une erreur, ce n’est pas faire
preuve de caractère que de persister obstinément ; vous pouvez indiquer l’origine de votre erreur, et
montrer que la perspective ouverte vous permet une interprétation plus exacte. Le concours ne
marque pas la fin de vos études, mais le début d’une activité professionnelle dans laquelle vous
progresserez en vous remettant en question sans complaisance.

C - Démarches les plus fréquentes
(NP/NF= Note provisoire après l’exposé/Note finale)
Le déroulement de l’entretien dépend bien évidemment de l’exposé, cependant, on peut y retrouver des types d’approches. Chaque examinateur vous indiquera d’ailleurs comment il a l’intention de procéder : plusieurs questions indépendantes les unes des autres, un point précis puis une question générale, une interrogation sur le contexte, par exemple.
Le plus souvent, quelques questions seront posées pour éclaircir des points de votre présentation : le jury voudra savoir si: des rimes croisées ont été désignées comme embrassées à la suite d’un lapsus, ou par ignorance, si vous rendrez à la relecture leurs douze syllabes à quelques alexandrins. Que signifie tel mot ? Avez-vous cherché un nom dans le dictionnaire ? Qui sont, par exemple, Les Assis du poème de Rimbaud ? Dans « L’Expiation » qui est cet aigle ? Ce sont autant d’occasions de corriger des étourderies, des erreurs ou des omissions de détail, qui méritent votre attention : l’à-peu-près n’est pas plus satisfaisant que les réponses irréfléchies, « à choix multiple » laissé au jury ! La demande réitérée de relire un vers ou une phrase vous invite à plus de précision , et répéter des erreurs ne les rend pas plus acceptables, bien au contraire ; le e caduc, les diérèses, certaines liaisons, obéissent à des règles ; les négliger, c’est mutiler le texte. Un peu d’attention suffit à lire correctement dès la première fois les vers qui suivent,
Grâces aux dieux, seigneur, Junie entre vos mains
Vous assure aujourd’hui du reste des Romains.
Vos ennemis, déchus de leur vaine espérance,
Sont allés chez Pallas pleurer leur impuissance.
Mais que vois-je ? Vous-même, inquiet, étonné
Plus que Britannicus paraissez consterné.
Britannicus, II, 2

Seule une lecture fidèle de la prose, de vers, de versets, peut servir de base à une étude rigoureuse. Dans A New York , la juxtaposition de l’Afrique et de l’Amérique, du naturel et de l’artificiel, se fait sentir par le rythme classique de l’alexandrin, mêlé au verset de la tradition orale, aussi la demande de lecture à haute voix est-elle une manière d’orienter l’étude :
Pas un sein maternel, des jambes de nylon(…)
tandis que les klaxons hurlent des heures vides(…)
tels des fleuves en crue des cadavres d’enfants(…)
rythme et sang du tam-tam, tam-tam sang et tam-tam.
Senghor, Ethiopiques.

Quand un point a été corrigé, ne commettez plus la même erreur par la suite ; comment un candidat qui, par dix-sept fois, après comme avant d’avoir été repris, attribue Madame Bovary à Zola, pourra-t-il demander un effort d’attention à ses élèves ? De même, les informations trouvées dans le dictionnaire doivent être présentes à votre esprit et pas seulement « par là, quelque part dans les notes » mais inaccessibles au moment où vous en auriez besoin.

Parmi les questions le plus souvent posées figurent celles concernant les registres et tonalités ; cette année, du pathétique et de l’ironie étaient perçus un peu partout par des candidats qui ne savaient les définir ; l’hypotypose a été abusivement confondue avec toute description, et la précision de détail, dès le XVIe, serait un zoom. Comme cela a déjà été indiqué dans les rapports précédents, un relevé de figures de style ne constitue pas une étude de texte. Utilisez donc une terminologie que vous maîtrisez, car les inexactitudes seront relevées ; il vous sera plus rarement reproché de ne pas connaître le nom de figures de style que vous aurez observées et surtout interprétées de manière pertinente.

Une fois ces mises au point effectuées, les examinateurs peuvent aller du détail à l’ensemble, ou inversement. C’est la première démarche qui a été adoptée après une étude de l’article «Abbé » du Dictionnaire philosophique, le sens du seul mot père conduisant à une analyse de l’ironie de Voltaire dans tout le texte (NP :3/NF : 10).
De même, la «Complainte de Vincent », de Prévert (Paroles) par erreur de contextualisation, avait été interprétée comme un pamphlet contre la guerre. Après des questions sur le réseau lexical de la peinture, puis un retour au titre, Van Gogh a été identifié, et le caractère d’éloge du poème a pu être dégagé (NP :2/NF :10). Pour tirer parti des questions, la candidate a dû renoncer à une interprétation liée à la date de composition du poème (1946).
Au contraire, une candidate qui avait expliqué de façon pertinente le passage où Julien Sorel prend la main de Madame de Rénal (Le Rouge et le noir, I,9), comme une épreuve initiatique, a pu préciser et compléter son analyse à partir d’une question générale sur ce qui se passe pendant toute la première partie de la scène, et où cela se passe ; aucune action ne se déroulant dans ce jardin, elle a pu justifier le vocabulaire guerrier par une focalisation interne (alors qu’elle y avait vu une hyperbole de Stendhal), et à partir de là affiner son étude de la temporalité dans la dernière partie du texte proposé, où imparfait et passé simple sont utilisés concuremment (NP :12/NF :18)
. A partir d’une observation sur l’emploi de la comparaison et de la métaphore, le sonnet de Ronsard « Comme on voit sur la branche… » a pu être réinterprété (NP :3/NF :10).
Le théâtre, trop souvent traité comme un récit ou un poème, a donné lieu à des entretiens fructueux, par le seul rappel d’éléments scéniques : la prise en compte de didascalies, ou de la situation d’énonciation, a ainsi permis à une candidate de mener à terme son analyse de la dernière scène des Caprices de Marianne (NP 12/NF:18).
Citons encore le cas d’une présentation de La Belle Dorothée, de Baudelaire, à la fois paraphrastique et erronée, où le personnage était vu comme une femme sensuelle se promenant dans une ville balnéaire. Quelques éléments comme la référence à l’Europe, ont conduit le candidat à envisager un cadre exotique, puis la beauté d’une esclave affranchie qui marche pieds nus, comparée aux statues des musées, lui a fait entrevoir un idéal artistique exprimé dans la forme libérée du poème en prose
(NP :4/NF :Cool.

D – Ouvertures

La plus grande partie de l’entretien est dans le prolongement direct de l’exposé, cependant l’œuvre de l’auteur, la littérature, ne se limitent pas aux quelques lignes proposées. Les candidats ne sont pas censés avoir tout lu, mais le texte peut donner lieu à un élargissement du questionnement.

Ainsi quelques vers de La Légende des siècles ont-ils été éclairés par des questions sur la thématique et l’esthétique hugoliennes ; le même type de questions a été posé au sujet de la description de l’alambic dans L’Assommoir.
Un extrait d’En attendant Godot ayant été étudié sans aucune référence à la tradition théâtrale ou religieuse, une candidate a pu montrer qu’elle disposait des connaissances nécessaires, mais avait cru devoir en rester à une lecture littérale (NP :7/NF :14).
Lorsqu’il s’agit d’une page de roman, sa place dans l’œuvre peut être examinée plus en profondeur.

Dans tous les cas, le texte que vous avez présenté doit s’inscrire dans votre expérience de lecteur. Les candidats ont parfois semblé surpris par une question aussi simple qu’essentielle : «Comme lecteur, que pensez-vous de ce texte ? Que ressentez-vous en le lisant ? », « Comment percevez -vous ce personnage ? » Rares sont, heureusement, ceux qui ont considéré le texte comme « écrit pour servir d’épreuve », ou limité leur appréciation à « C’est beau quand même », ou « Dans ces 24 vers, tout est plutôt banal ».
.A ce point de l’entretien, une candidate travaillant sur la scène finale des Mains sales, a parfaitement expliqué comment le dialogue fait naître un mélange de sympathie et de répugnance devant le personnage du terroriste, tout en convoquant ses lectures sur le libre-arbitre, et sur la fonction même de l’acteur manipulé par des forces qui le dépassent. Les examinateurs sont alors assurés d’avoir devant eux un futur professeur qui saura communiquer son intérêt pour la littérature et le nourrir de lectures et d’expérience.

Quelques conseils

Afin de retirer le plus grand bénéfice des préparations au concours proposées, les examinateurs vous conseillent de vous préparer par vous - mêmes de façon régulière :
- familiarisez-vous avec l’emploi de dictionnaires : trop de candidats disent « ne pas y avoir trouvé… » le précieux renseignement dont ils auraient eu besoin;
- pratiquez la lecture à haute voix, de prose, et de vers jusqu’à ce que vous possédiez bien les principaux mètres et rythmes français ;
- lisez, lisez, lisez ! Appropriez-vous des œuvres majeures. Les candidats ne peuvent avoir tout lu, mais doivent avoir lu, et continuer à lire par la suite. Sans cette expérience, les préparateurs au concours ne peuvent rien pour vous ;
- compte tenu de la difficulté des préparateurs à vous entraîner individuellement plusieurs fois à l’épreuve orale, organisez -vous en groupes de 3, 4, ou 5 pour travailler dans les conditions du concours : préparation sur un texte que l’on « découvre », présentation devant plusieurs personnes bienveillantes mais sans complaisance ; puis questions.
- enfin, consolidez vos connaissances de base dans quatre domaines où les lacunes constatées ont parfois un impact désastreux sur l’épreuve :
- repères historiques (XIXe en particulier)
- principaux mouvements artistiques
- références mythologiques
- références bibliques

Reprenez donc vos manuels d’histoire du secondaire ; de nombreux ouvrages sont accessibles en ce qui concerne l’art, la mythologie et la religion, on peut conseiller par exemple ceux de la collection L’ABCdaire, aux éditions Flammarion, notamment Mythologie, ou celle du Guide des arts aux éditions Hazan (Dieux et héros de l’Antiquité, Le Nouveau Testament) ; la clarté de leur présentation et la qualité de leur iconographie vous seront utiles bien au-delà du concours.
Nous remercions vivement tous les membres du jury, qui ont contribué à la documentation de ce rapport.

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