| | | Rapport 2006 et modifications concours 2007 | |
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Lisette Administratrice


Nombre de messages: 1143 Localisation: Bretagne Date d'inscription: 01/09/2005
 | Sujet: Rapport 2006 et modifications concours 2007 Mar 5 Déc - 19:04 | |
| ANCIEN FRANÇAISRapport présenté par Marie-Madeleine CASTELLANI, ChristineFERLAMPIN-ACHER, Geneviève JOLY, Miren LACASSAGNE,Valérie MEOT-BOURQUIN2Dans la mesure où c’est désormais sur Internet que les candidats consultent les rapports desjurys de concours et qu’il est donc extrêmement facile d’avoir accès aux documents desannées antérieures, la commission d’ancien français tient à rappeler tout d’abord qu’il estindispensable non seulement de parcourir mais aussi de travailler ces rapports ; en particulier,les rapports des sessions 2004, 2005 et 2006 sont à considérer comme un tout. Ne lire que l’und’eux correspondrait à tronquer le propos du jury.En conséquence, nous ne rappellerons pas ici les indications bibliographiques données en2004, ni les conseils nés des résultats obtenus à la session 2005 ; ce dernier rapport nousparaît devoir impérativement être lu parce que, au-delà de la stricte description technique, ils’attache essentiellement, dans le but d’aider les candidats à organiser et leur préparationannuelle et leur copie de concours, à définir l’esprit du questionnaire proposé. Seule une justecompréhension de l‘épreuve est à même de fonder une juste appréciation du résultat visé.Pour cette raison également, le rapport sur la session 2006 définit à nouveau le cadre del’épreuve et les grands principes de notation ; le jury tient à souligner que les commentaires etindications qui suivent complètent pour une part ceux parus dans le rapport 2003. En effet, lescorrecteurs souhaitent attirer l’attention des candidats sur de possibles modifications mineuresdans les modalités d’interrogation. A titre transitoire, pour 2007, un choix sera toutefoisproposé pour les questions dans lesquelles un changement est apporté, permettant auxcandidats, s’ils le souhaitent, de conserver les modalités antérie ures. L’ÉPREUVE? Le cadre de l’épreuveEn deux heures trente, les candidats ont à traiter cinq questions :a) Traduction : Un passage d’une trentaine de vers – ou d’une longueur équivalente en prose –est donné à traduire. Traditionnellement, il s’agit d’un extrait du texte proposé au concours del’agrégation. En 2006, l’interrogation portait donc sur les oeuvres de Rutebeuf. Pour la session2007, le texte sera la Suite du Roman de Merlin.b) Phonétique : Depuis longtemps, les candidats sont invités à présenter l’histoire phonétiquecomplète de deux mots pris dans le texte ; l’étymon est donné. [color=red]L’interrogation peut également[/color] [color=red]porter sur l’étude d’une ou deux graphies, ou sur celle d’un phonème ; par là, dans la[/color] [color=red]perspective qui est celle des candidats au CAPES qui enseigneront à des élèves de collège et[/color] [color=red]de lycée, est notamment mis l’accent sur le passage de l’ancien français au français moderne,[/color] [color=red]afin d’orienter l’exposé vers l’histoire de l’orthographe. A titre d’exemple, on peut envisager[/color] [color=red]des questions du type « Commenter la graphie hoste ( hostem) et comparer avec le français[/color] moderne », ou « Etudier et comparer les e de espee (spatham).c) Morphologie : La question comporte deux parties bien distinctes. D’une part, le candidatest appelé à classer et étudier en synchronie un corpus d’occurrences issues de l’extrait2 Marie -Madeleine CASTELLANI : traduction. – Christine FERLAMPIN-ACHER : phonétique. – GenevièveJOLY : morphologie. – Miren LACASSAGNE : syntaxe. – Valérie MEOT-BOURQUIN : vocabulaire (etcomposition d’ensemble du rapport).traduit ; d’autre part, il doit mener l’étude, en diachronie depuis le latin jusqu’au françaismoderne, de la formation et de l’évolution d’un paradigme courant.Ici comme en syntaxe, on rappellera que l’éventail des questions est large. Il convient de nepas faire l’impasse sur certaines questions au prétexte que pendant quelques années elles n’ontpas donné lieu à interrogation.Dans cette perspective, les deux sous-questions de morphologie ne seront pas nécessairementliées. Soit, comme en 2006, l’interrogation en diachronie porte sur une forme prise dans lecorpus étudié en synchronie (par exemple : étude des passés simples dans la première partie,étude de la formation et de l’évolution de prist dans la deuxième), soit elle en est dissociée(par exemple : étude des passés simples puis évolution d’un adverbe figurant dans le texte).On pourra également donner à étudier en diachronie un paradigme du texte (par exemple : unbel cheval). A nouveau, l’évaluation insistera sur le traitement du passage de l’ancien françaisau français moderne, trop souvent négligé dans ce type de question.d) Syntaxe : Si lors des dernières sessions du concours les questions de synthèse conduisant àétudier un corpus d’occurrences ont été privilégiées, [color=red]une question ponctuelle, portant sur une[/color] [color=red]tournure, un syntagme ou une phrase est envisageable. On peut alors interroger sur des[/color] [color=red]expressions, des structures à commenter dans des énoncés du type : « Faire toutes les[/color] [color=red]remarques syntaxiques sur… ».[/size][/color] [size=12]e) Vocabulaire : Etude de l’histoire sémantique de deux termes, rarement trois, choisis dansl’extrait à traduire. Une importance particulière doit être donnée à l’exploitation contextuelle.Le jury n’impose pas que les réponses suivent l’ordre du sujet ; cependant, il déconseillefermement le traitement éclaté d’une unique question (un mot de phonétique à la suite de latraduction, l’autre entre un peu de morphologie et un peu de vocabulaire par exemple). Cettepratique prive en effe t le développement de toute continuité. Elle interdit en outre au candidatde procéder par renvoi synthétique à des commentaires précédemment énoncés, ce quicontraint à des répétitions et donc à une perte de temps.Ainsi conçue, cette épreuve technique est fort gratifiante pour les candidats qui ont accomplile nécessaire effort de préparation.? Principes de notationa) La seule question systématiquement notée par soustraction est la version : chaque erreurcommise y entraîne une sanction. En conséquence, il n’est pas facile d’obtenir ici la notemaximale, même si sont valorisées les bonnes traductions.b) La note globale s’obtient par addition des notes partielles ; c’est dire combien il importe dene délaisser aucun des domaines d’interrogation, même si on a fait le choix d’en privilégiercertains.c) La qualité de la rédaction en une langue française correcte et élégante est directement priseen compte dans les questions de syntaxe et de vocabulaire (et à l’évidence dans l’épreuve deversion). Au-delà, parce que le professeur est le modèle des élèves et qu’en cela même ilenseigne, est sanctio nnée toute indigence dans la pratique de la langue française par un futurenseignant de lettres. Au fil des années, cette exigence prend tout son sens.d) Le jury attend des explications claires, sans imposer aucune théorie ni aucune écoleparticulière. Il se défie du verbiage, souvent supposé couvrir lacunes et manque de rigueur.? Compte rendu de la session 2006Dans l’ensemble, les résultats n’ont pas été bons. Le jury souhaite vivement qu’il s’agissed’un accident et invite les futurs candidats à tout mettre en oeuvre pour tirer avantage aumieux de cette discipline sans surprises et sans pièges.L’analyse des résultats paraît montrer en fait qu’un écart s’est creusé entre deux grands typesde candidats :D’une part, une masse importante de copies – et même importante au point d’en avoir été unesurprise pour les correcteurs - ont obtenu des notes inférieures à 2 sur 20. Il s ‘agit bien sûr decopies lacunaires mais on s’étonne que, prétendant devenir professeur de français, descandidats s’autorisent des erreurs telles : je reçu, un hôme pris la main, il m’accueilla ou jelui parla. L’énoncé de non-sens inquiète aussi : La trisyllabe yy devient tétrasyllabe… Quechaque lecteur de ces lignes médite sur le rapport aux mots que révèlent ces quelquesillustrations.Pourtant, avec un travail de préparation sérieux, les candidats peuve nt être assurés de voirleurs efforts récompensés, ce dont témoignent, en 2006 comme lors des sessions antérieures,des notes excellentes, supérieures à 18/20. Attribuées à des copies qui, sans être parfaites,prouvent qu’il est possible à un futur professeur de lettres d’étudier l’évolution de sa langueavec rigueur et élégance, dans le temps imparti le jour du concours, ces notes sont unencouragement donné aux futurs candidats à s’engager dans une préparation suivie etréfléchie. _________________ N'hésitez pas à m'envoyer vos suggestions et propositions de programme par mp!
Dernière édition par Arthurverdi le Mar 26 Déc - 15:15, édité 2 fois |
|  | | Lisette Administratrice


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 | Sujet: Re: Rapport 2006 et modifications concours 2007 Mar 5 Déc - 19:04 | |
| ? LES COMPOSANTES DE L’ÉPREUVEI. TraductionTraduire un texte médiéval au programme suppose une préparation sérieuse, qui ne saurait selimiter à apprendre par coeur une traduction toute faite du commerce. La tentation était grandecette année à cause de la présence d’une traduction juxtalinéaire dans l’édition du texte auprogramme ; il n’en s’agit pas moins d’une attitude frisant la malhonnêteté intellectuellepuisque le but de l’exercice et le rôle du jury sont de juger de la compréhension effective dutexte médiéval et de la capacité du candidat à en proposer une traduction personnelle. Lapratique est en ce sens proche de celle de la traduction d’un texte en langue étrangère. Ladifférence avec ces exercices, la présence d’un programme, a précisément pour but depermettre une prise de connaissance approfondie de la grammaire, de la syntaxe, destournures du texte, et même, car il s’agit d’un ensemble cohérent, en l’occurrence une partieimportante des OEuvres complètes de Rutebeuf, des intentions et du style d’un écrivain. Cettepréparation, qui fait de la traduction une étape essentielle, doit permettre d’abordersereinement, à partir d’un texte parfaitement compris, les questions qui suivent.Il est donc évident que l’étude du texte doit commencer suffisamment tôt et qu’une lectureattentive du passage au programme en grammaire – qui en relève les traits morphologiques etsyntaxiques marquants et cherche à en élucider les difficultés – doit être achevée au momentoù commence la préparation universitaire. Mais, rappelons- le, il faut aussi lire l’ensemble del’oeuvre. C’était vrai pour Rutebeuf, ce sera aussi vrai et peut-être plus encore lors de lasession de 2007, où les candidats retrouveront une oeuvre romanesque, la Suite Merlin ; ilfaudra pouvoir situer le passage proposé, en connaître le contexte et l’on évitera ainsi deserreurs causées par l’ignorance portant sur l’action en cours, sur l’identité ou le statut despersonnages.La préparation suppose l’apprentissage et la connaissance d’un certain nombre de faitsfondamentaux de langue, en morphologie et en syntaxe en particulier. Il est clair que cela peutdifficilement s’acquérir en quelques mois ; mais l’année du concours est normalementl’aboutissement d’un cursus, au cours duquel l’étudiant aura acquis des connaissances que lapréparation finale doit rafraîchir et adapter au texte au programme. La connaissance dequelques faits de langue simple (par exemple la déclinaison à deux cas) aurait évité deserreurs d’analyse productrices de contre-sens : ainsi mes contes (v. 72) est un Cas sujetsingulier et non un pluriel, ce que confirmait de plus la forme du verbe anuit, la désinence -tétant (y compris en FM) une désinence de singulier. De même au v. 81, pelerins, enapostrophe, est également un singulier ; le texte ne parlait d’ailleurs que d’un seul voyageur.Une pratique sérieuse de la langue médiévale permettait de reconnaître dans consout lesubjonctif présent du verbe conseillier qui avait lui- même ici le sens particulier, mais bienattesté de « venir en aide », dans vox (v. 67), la P1 du passé simple du verbe vouloir, ouencore dans jui (v. 72), celle du passé simple du verbe gesir, et enfin dans ou (v. 74) celle duverbe avoir, trois formes dont l’identification était par ailleurs nécessaire pour la question demorphologie. De même on ne pouvait comprendre le texte sans identifier des structurescourantes de l’ancien français comme por suivi d’un substantif, avec une valeur concessive(por loier ne por promesse = « quoiqu’on leur donne ou qu’on leur promette » ou « mêmecontre de l’argent ou des promesses » ) ou le verbe a (v. 62, FM : « il y a »), formeunipersonnelle du verbe avoir, que certaines copies semblent n’avoir même pas vue, ce qui aproduit des structures incorrectes, privées de proposition principale.L’une des difficultés des poèmes de Rutebeuf, difficulté que la préparation du texte abordaitinévitablement très tôt, consiste dans les graphies, en particulier celle du son [s], qui peuts’écrire s ou c : d’où par exemple dans le passage (v. 74) sel soir = cel soir, donc « ce soirlà». La proximité du mot pitance a conduit certains candidats à voir dans ce sel, sans aucuneconsidération de l’impossibilité d’y voir grammaticalement un substantif, du « sel ». La mêmedifficulté graphique, inverse, se présentait aux vers 78 : ce ancor vit.. et 79 : c’il est mors, le c’était un s’, et le ce un se, c’est-à-dire le subordonnant hypothétique se = si. La logique desdeux vers était très claire ; c’est l’alternative : « s’il vit encore » ou « s’il est mort ». Dans lemême vers 79, la forme l’arme (= l’âme) lue trop vite, a donné des traductions par « s’ilpleure » ou des absurdités comme « que Dieu ait son arme ». Là encore, la simple logiqueaurait dû faire comprendre que dans ce contexte chrétien, ce qu’on peut souhaiter à un mortc’est qu’il soit sauvé et donc que « Dieu ait son âme ». On voit combien des erreurs gravesauraient pu être évitées avec un peu d’attention et de bon sens. Il faut généralement se méfierdes calques, ainsi la conservation du mot pitance signalé plus haut n’était pas vraiment unfaux-sens mais eût été rendu avantageusement par « repas » ou « chère ».Une fréquentation régulière du texte de Rutebeuf aurait dû faire prendre conscience qu’ilprocède souvent par des « rimes équivoquées », faisant rimer des mots de forme semblablemais de sens différents : ainsi vit (77, présent de vivre) et vit (78, passé simple de voir),formes conservées en FM. De même, aux vers 69-70, les deux formes main. La première a étégénéralement reconnue comme le mot « main », du FM, ce qui n’a pas empêché destraductions parfois bizarres du vers – que signifie pas exemple : « moi qui n’ai pas d’autremain » ? On sait que Rutebeuf se plaint d’être borgne, mais il n’a jamais dit être manchot ! –en revanche, le main du vers 70 n’a pas été reconnu comme venant de mane, le matin (quenous avons cependant conservé dans demain). Lui donner le sens de « main » a conduit à denombreux contre-sens (« moi qui n’ai pas la main levée », ou « moi qui ne peux lever lamain », traductions que ne justifiait absolument pas le simple déroulement logique du texte).Les vers 70-71 (je, qui n’ai pas non d’estre main/leveiz) présentaient par ailleurs une structuresur laquelle la question de syntaxe conduisait à s’interroger, où le pronom sujet je, exprimé,est séparé du verbe jui, en l’occurrence par une relative, structure qui n’est plus conservée enFM que dans : « je, soussigné, déclare...». Cela donnait donc : « moi, qui n’ai pas la réputationd’être matinal, je couchai... »L’ordre des mots enfin est encore fréquemment dans ce texte complément-verbe-sujet (lesujet étant parfois omis : ainsi, au vers 69 : le chemin ting a destre main, chemin est lecomplément du verbe tenir (au passé simple) et le vers signifie donc : « je pris (ou je suivis)le chemin de droite (et non, comme on a pu trouver : « le chemin me tenait de la main droite,ce qui est un non-sens !).Enfin, la connaissance d’un certain nombre de faits de civilisation aurait évité quelqueserreurs grossières : ainsi preudons (v. 77) ne supporte pas le calque « prud’homme », le motayant changé de sens en FM, mais doit être traduit par « homme de bien » ou éventuellement« homme de valeur ». Marié et chef de famille (la meignie du v. 83), il ne peut être ici un« ermite », sens que prenait ce mot dans la Queste del saint Graal. Mais il reste un hommehospitalier, un hôte (le terme se trouvait au v. 85 : mon hoste), qui accueille en son osteil(c’est-à-dire « chez lui », dans sa maison), un hôte non payant. L’osteil n’est donc ni un« hôtel », ni une « auberge », qui sont, elles, payantes. Enfin, le voyageur est un pèlerin. C’estsous ce nom qu’il est désigné et cela correspond au genre même du texte : songe de voyageinitiatique, la Voie d’humilité est un texte allégorique, un « pèlerinage de la vie humaine »comme la littérature du XIIIe siècle en voit fleurir. Ce pèlerin voyage appuyé sur son bourdon(c’est-à-dire son « bâton ») et avec son escharpe, en fait sa « sacoche », ce qui lui sert de« sac ». Il suit un itinéraire que le texte détaille : il a pris le chemin de droite (a destre main,littéralement celui qui est « du côté de la main droite »), ayant renoncé à un chemin dangereuxoù l’attend la gent male et felonesse du v. 63 (le mot gent désignant un pluriel collectifcomme le montrent la désinence du verbe laissent au v. 65 et la reprise par il, CS Pluriel, sujetde puissent, au v. 66) et, en chemin, il trouve une étape, à la cité de Pénitence, où onl’interroge sur le chemin qu’il a suivi (le chemin qu’alei avoie, v. 89). Enfin, il s’inquiète duchemin qu’il devra suivre et craint qu’il soit aussi difficile que celui de la première étape(jornee, v. 93, où il était bon d’éviter le calque « journée »). Le texte présentait donc une unitéet une logique dans la perspective du voyage allégorique.Ainsi, une préparation régulière, commencée suffisamment tôt et du bon sens doiventpermettre aux candidats d’aborder sereinement le déchiffrement du texte. Reste l’autre versantde l’exercice, le passage à ce qu’il est convenu d’appeler la « langue-cible », le françaismoderne. C’est aussi l’un des enjeux de cette épreuve de langue : vérifier la maîtrise dufrançais moderne, essentielle à de futurs professeurs de Lettres. Or, il reste encore à déplorerbien des fautes matérielles qui ne sont pas toutes attribuables à l’émotion et qui de toutesfaçons ne sont pas excusables. Outre l’orthographe (en particulier, trop souvent négligés sontla ponctuation et les accents), ce sont des fautes de morphologie graves produisant desbarbarismes et une syntaxe incorrecte que l’on doit déplorer et qui sont sévèrementsanctionnées. La correction grammaticale demande de l’attention et un travail régulier, maisc’est une exigence essentielle de l’épreuve, comme d’ailleurs de l’ensemble des épreuves duconcours. C’est le moins que l’on doive attendre de candidats aux Capes de Lettres. Il va sansdire que le jury est toujours heureux de lire de véritables traductions qui se libèrent descalques et des structures anciennes pour produire un texte de français moderne correct voireélégant, qui témoigne d’un maniement aisé par le candidat de sa propre langue. _________________ N'hésitez pas à m'envoyer vos suggestions et propositions de programme par mp!
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 | Sujet: Re: Rapport 2006 et modifications concours 2007 Mar 5 Déc - 19:05 | |
| II. PhonétiqueLa question de phonétique portait encore, cette année, sur deux mots dont il fallait donnerl’évolution du latin au français moderne, noctem et hospitalem. Comme les annéesprécédentes, il s’agissait, après avoir donné la transcription du mot en latin, à l’époque dutexte et en français moderne, d’accentuer l’étymon et de donner la quantité des voyelles quandcela était possible. Après cette première étape, sont attendues l’évolution du mot (avec desrepères chronologiques), la transcription de la prononciation supposée à chaque étape (dansl’alphabet des romanistes ou dans l’API, même si celui-ci est peu utilisé par les manuels et lescandidats), et des exp lications concernant les divers phénomènes phonétiques en jeu.Comme souvent, la question a été inégalement traitée. Les meilleures copies témoignaientd’une maîtrise de la phonétique historique qui dépassait de loin la mémorisation aveugle dedates et montrait une véritable compréhension des phénomènes. Une préparation régulièrepermet d’aborder sans difficulté majeure ce type de question. On renverra les étudiants àquelques ouvrages :- G. Zink, Phonétique historique du français, Paris, PUF, 2ème éd, 1989- N. Andrieux-Reix, Ancien et moyen français, exercices de phonétique, Paris, PUF, 1993- G. Joly, Précis de phonétique historique du français, Paris, Armand Colin, 1999- G. Joly, Fiches de phonétique Paris, Armand Colin, 1999- M. Léonard, Exercices de phonétique historique, Paris, Nathan, 1999.Quelques conseils :- Ne pas oublier de noter les transcriptions phonétiques entre crochets.- Il est nécessaire de prendre le temps d’accentuer correctement l’étymon. Une erreurd’accentuation entraîne très souvent de graves erreurs dans l’évolution chronologique. Ne pasoublier de donner la quantité des voyelles de l’étymon quand c’est possible.- En ce qui concerne les datations, il faut privilégier la cohérence de la chronologie relative(ainsi pour hospitalem, il était essentiel d’expliquer que le i devait tomber avant lasonorisation des consonnes intervocaliques, puisque le t s’est maintenu).- Signaler, au cours de l’évolution, le moment où est atteinte la prononciation supposée àl’époque du texte.- Ne pas hésiter à terminer une évolution par une ou plusieurs remarques sur les graphies, tantmédiévales que modernes, dans leur relation avec l’évolution phonétique.- Ne pas hésiter à expliquer les phénomènes, sans se contenter de les nommer (ex : au sujet dela fausse palatalisation dans noctem) _________________ N'hésitez pas à m'envoyer vos suggestions et propositions de programme par mp!
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